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Résilience des ménages agricoles : le Bénin affiche un indice moyen de 53,8 en 2023 selon la DSA

La Direction de la statistique agricole (DSA) du ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche (Maep) a dévoilé la capacité de résilience des ménages agricoles en République du Bénin. C’est à travers un rapport d’analyse publié en avril dernier.

« La résilience est la capacité des ménages de faire en sorte que les facteurs de stress et les chocs n’aient pas de conséquences négatives durables sur le développement ». Si le mot résilience en lui-même est « l’un des concepts les plus influents dans les études et les projets de développement, son utilisation largement répandue n’est pas toujours basée sur une définition claire », mentionne le rapport.

L’aspect pris en compte par la DSA dans cette analyse est estimé au moyen de l’approche RIMA-II de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, 2016) qui est l’indice de mesure et d’analyse de la résilience (RIMA) avec pour objectif de présenter des indicateurs sur la résilience des ménages agricoles du Bénin.

L’analyse de la résilience des ménages agricoles du Bénin est basée sur les données provenant des modules complémentaires du Recensement national de l’Agriculture collectées en 2021. Elle révèle que l’indice moyen de capacité de résilience (ICR) pour l’ensemble des ménages agricoles du Bénin s’établit à 53,8, les petits exploitants présentant un indice de résilience moyen de 51,9, et  les grands exploitants (60,7)

Les piliers sur lesquels se base l’indice de résiliences

Selon la Direction de la statistique agricole du ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche (Maep), quatre piliers ont été considérés dans l’établissement de cet indice. Ceci dans les onze (11) départements agricoles du pays. Il s’agit de l’accès aux services de base (ABS) (proximité aux marchés, écoles, aux centres de santé, accès à l’eau et à l’électricité) et à la qualité de l’accès et des services.

On retient aussi les éléments clés des moyens de subsistance, les terres possédées ou encore les unités de bétail tropical. Sans oublier le filet de protection sociale (SSN) se rapportant à l’accès aux transferts, (pensions, transferts sociaux, etc.) et la capacité d’adaptation (AC). L’AC est la capacité d’un ménage à s’adapter à une nouvelle situation et à développer de nouvelles sources de subsistance (par exemple le fait d’avoir plusieurs sources de revenu), indique le rapport.

Le choix de ces piliers ont été par ailleurs fait selon cinq variables : niveau d’instruction moyen du ménage ; participation à des activités génératrices de revenus ; indice de diversification des cultures ; ratio de dépendance ; indice de stratégie d’adaptation.

On note que les ménages agricoles des départements du Nord-Est, Borgou (61,1) et Alibori (60,7), ont les moyennes de l’indice de la résilience les plus élevées qui se situent bien au-dessus de la moyenne pour le Bénin (53,8). Les indices moyens de résilience les plus faibles sont observés pour les départements de l’Atacora, du Plateau et du Zou avec respectivement des taux de 47,0, 49,4 et 49,6%.

En outre, les ménages agricoles des pôles de développement agricole (PDA) 1, 2 et 5 ont une moyenne plus élevée que les autres pôles.

Sèna Serge ADJAKOU

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