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Anacarde : La Côte-d’Ivoire face à la forte concurrence asiatique

Très concurrencée par les pays asiatiques, la filière anacarde ivoirien se trouve aujourd’hui fragilisée par la forte libéralisation censée dynamiser le secteur. C’est dans le but d’améliorer leur compétitivité face aux multinationaux Asiatiques que le Groupement des Industriels de Cajou ivoirien (GTCI) a adressé récemment une lettre de demande d’aide au Conseil Coton Anacarde (CCA).

La commercialisation de l’anacarde en Côte-d’Ivoire est sujette à de nombreux challenges. Fortement concurrencée par les pays asiatiques, cette filière se trouve pratiquement au bord de l’effondrement depuis la libéralisation des filières destinées à l’exportation. Bien qu’ayant contribué à l’augmentation des investissements et à l’arrivée de nombreux opérateurs, cette méthode a surtout porté atteinte à la bonne marche des activités commerciales au niveau des acteurs locaux.

Selon le Groupement des Industriels de Cajou ivoirien (GICI), les multinationales asiatiques « ont la mainmise sur les achats de noix de cajou brutes dans la nation éburnéenne grâce à une meilleure assise financière et des économies d’échelle qui leur permettent d’offrir des prix plus rémunérateurs aux producteurs, ce qui marginalise les acteurs locaux ». Ainsi, ces derniers se retrouvent dans l’incapacité d’assurer leur approvisionnement en matière première. Pour preuve, le 23 juin 2021 les acteurs n’ont payé que 37 000 tonnes de matière première contre une production annuelle de plus de 800 000 tonnes.

Faible rentabilité des noix transformées

Pour Aboubacar Touré, directeur général de la société ivoirienne de transformation Novarea « la transformation des noix brutes en amande n’est pas rentable à l’heure actuelle simplement parce que la main-d’œuvre y est chère et très peu qualifiée ». Par ailleurs, il fait comprendre que tant les coûts de l’énergie que ceux des équipements industriels et de la maintenance industrielle rendent la transformation moins profitable. « Pour chaque kilo de noix brute, nous perdons 160 FCFA (Soit environ 800 FCA par kilo d’amande), a-t-il confié.

Face à cette situation, il est important d’identifier les perspectives efficaces pouvant permettre aux acteurs du secteur de faire face à la concurrence. La GTCI appelle l’exécutif à attribuer aux opérateurs locaux, des droits exclusifs durant les deux premières semaines de la récolte. Cela favoriserait à ceux-ci l’accès aux noix de cajou de qualité première. Aussi, l’accord des subventions aux transformateurs devrait passer de 400 FCA à 800 FCA selon Aboubacar Touré. Rappelons que la GTCI emploie 2300 agents au sein de 15 sociétés ivoiriennes.

Jocelyne KOUKPOLIYI

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