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Sol: Des nanodétecteurs dans les plantes pour capter l’arsenic

Un groupe de scientifiques a mis au point des nanodétecteurs implantés dans des végétaux vivants pour  identifier la présence de l’arsenic dans les sols. Cette avancé profitable à toutes les chaines de production alimentaire permettra de réduire considérablement dans les aliments le taux de concentration de ce métalloïdes nuisibles pour la santé.

L’arsenic est une substance naturelle présente dans la croute terrestre. Sous sa forme non organique, il constitue un véritable danger pour la santé du fait de sa concentration dans les eaux souterraines, principale source d’irrigation de certaines cultures mais aussi de la boisson et de la transformation alimentaire. Face à cette problématique au cœur des priorités de l’Organisation des Nations Unis pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO), des chercheurs du Disruptive and Sustainable Technologies for Agricultural Precision ( DiSTAP ), un groupe de recherche interdisciplinaire de l’Alliance Singapore-MIT pour la recherche et la technologie ( SMART ) à Singapour ont créé grâce à des plantes des détecteurs capables d’identifier la concentration d’arsenic dans les sols.

«Nous montrons que la combinaison de la plante vivante et du capteur intégré peut fonctionner comme le détecteur le plus sensible pour cette molécule toxique disponible aujourd’hui. », précise Michael Strano, principal chercheur et co-auteur du rapport d’étude. Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs, du SMART DiSTAP à Singapour ont eu recours à une technologie capable de produire une liaison entre les nanoparticules et l’arsenic créant ainsi une fluorescence au niveau de la plante détectable à l’infrarouge.

«Notre approche a utilisé la capacité naturelle des plantes à absorber l’arsenic pour les convertir en un capteur vivant capable d’échantillonner leur environnement de manière autonome. Cette approche permet une surveillance de l’arsenic en temps réel et de manière non destructive (c’est-à-dire qu’aucune plante n’est sacrifiée pour extraire l’arsenic de ses tissus) » a confié un chercheur aux confrères de Sci-Dev. Cette invention constitue donc une véritable avancée comparée aux méthodes conventionnelles de détection de l’arsenic.

Méchac AWOKOLOÏTO

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