Agro-foresterie

Nigéria : le TAAT séduit les producteurs de blé avec sa technologie de gestion de l’eau

Le compact Eau du programme Technologies pour la Transformation de l’Agriculture en Afrique (TAAT) concluant les journées portes ouvertes sur les technologies éprouvées de gestion de l’eau pour l’amélioration de la production de blé à Alkamawa, dans l’État de Kano au Nigéria, a incité des sentiments positifs auprès des producteurs de la localité. Initiées en collaboration avec l’institut de recherche agricole (IAR) de l’université Ahmadu Bello de Zaria, ces journées portes ouvertes qui ont connu la participation de plus de 200 parties prenantes visent à outiller les producteurs à combler le besoin au niveau national de cette céréale.

Avec une production annuelle de plus de 60 000 tonnes, le blé reste la céréale la moins produite au Nigéria en dépit de sa forte consommation. En 2013 par exemple, la consommation nationale de blé est estimée à 4,1 millions de tonnes. Et selon certaines estimations en 2018, les importations connaitront une hausse de 4 % élargissant ainsi l’immense besoin local à satisfaire.

Le blé ne peut être cultivé que sur des sols assez drainés, excluant ainsi les sols salins et acides. Au Nigéria, les régions propices à la production de cette céréale sont situées dans les États du nord Nigéria.

Cette spéculation fait donc face à de nombreux défis dont la maitrise de la production face aux rudes conditions climatiques et pédologiques, au manque de cadre politique visant à approvisionner régulièrement les producteurs en variété de semences modifiées à haut rendement de productivité et les technologies d’irrigation appropriées, qui constitue une grande inquiétude.

La technologie de transport et de distribution par PVC comme porte de sortie

S’inspirant du succès enregistré au Soudan dans le déploiement de variétés à résistance climatique, les compacts eau et blé du Nigéria entendent changer la donne au Nigéria. Dans l’État de Kano, 30 agriculteurs et 10 agents de vulgarisation bénéficient d’une formation sur les technologies fiables de gestion de l’eau. « Habituellement, l’eau est tirée de puits tubulaires à l’aide d’une pompe centrifuge et acheminée par gravité à la surface jusqu’au champ. » Explique le Professeur Henry Igbadun, Coordonnateur du Compact eau du Programme TAAT au Nigéria lors des journées portes ouvertes. Cette méthode, à l’en croire est fastidieuse, met des heures à irriguer un champ, sollicite beaucoup d’effort de la pompe et occasionne d’énormes pertes en eau.

La solution trouvée est le pompage et le transport de l’eau par les tuyaux PVC. « Elle permet de gagner du temps d’irrigation, ce qui réduit le coût de production et augmente le rendement » a-t-il ajouté. Cette option semble déjà faire l’unanimité auprès des producteurs de blé d’Alkamawa. « Ce sont là des technologies surprenantes et très intéressantes avec elles, nous viendrons à bout des nombreux défis auxquels nous sommes confrontés. » déclare Musa Shehu, Président de l’Association des <producteurs de blé de la localité. Pour Rabiu Abdulkadir, directeur de l’ingénierie et des services au ministère de l’Agriculture de l’État de Kano, ce programme ne peut être que soutenu compte tenu de ses nobles objectifs.

Méchac Awokoloïto

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