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COP 25 : Le rendez-vous de la déception, un échec planétaire

La conférence des Nations unies pour la cause du changement climatique qui s’est ouvert le 02 décembre dernier à Madrid en Espagne s’est achevée ce dimanche 15 décembre. Après de longues tractations, les États partis à l’Accord de Paris ne sont pas parvenus à une entente concluante. Cet échec a laissé un sentiment amer à Antonio Guteres, Secrétaire général de l’ONU et a bien d’autres participants qui n’ont pas manqué de l’exprimer.

La montagne a accouché d’une souris et cela n’a pas été du gout de certains participants à la COP 25. En dépit des alertes des scientifiques sur l’état alarmant des écosystèmes climatiques, de la multiplication des points de basculement et de la pression des militants écologistes, les 200 États signataires de l’Accord de Paris n’ont pas répondu aux attentes. Réunis en plénières ce dimanche jusque tard dans la nuit et après deux semaines d’intenses négociations prolongées de quarante heures que prévu, les participants butent sur les règles des marchés carbone internationaux. Le texte final qui a découlé de cette rencontre met certes l’accent sur la nécessité d’actions urgentes, mais il ne s’en dégage pas de concrètes allant dans cette logique. Ainsi, il ne s’accompagne pas d’une réelle volonté des grands pollueurs de la mettre en œuvre. Catherine Abreu du Climate Action Network estimera que le sens du texte est « tortueux » et donc le résultat « médiocre ».

Face à un tel échec, Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies ne mâche pas sa déception. « Je suis déçu du résultat de la COP 25 » confie-t-il. «  La communauté internationale a raté une occasion importante de faire preuve d’une ambition plus grande en matière d’atténuation (des émissions de gaz à effet de serre), d’adaptation et de financement de la crise climatique. Laurence Tubiana, auteure de l’Accord de Paris, souligne que les principaux acteurs vers lesquels les regards étaient tournés n’ont pas joué leur partition.

Désormais, il faudra souhaiter que les états prennent la mesure de l’urgence et se focalisent sur leurs propres efforts pour relever les défis climatiques qui s’imposent. La planète pourra peut-être espérer que la COP 26 qui s’annonce pour novembre 2020 à Glasgow ne se solde sur une piteuse issue comme celle qui vient de s’achever.

Méchac AWOKOLOITO

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