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RDC : Le maraichage comme solution au chômage et à l’immigration des jeunes

Longtemps confronté aux conflits armés et à la guerre, la République Démocratique du Congo renait de ses cendres en misant sur l’agriculture. Alors que certains jeunes de ce pays s’exilent pour trouver le bonheur d’autres à l’instar de Jean Claude Bonnke Safari, travaillent à valoriser les opportunités qu’offre l’agriculture notamment le maraîchage pour éliminer le chômage.

Doctorant en économie agricole, Jean Claude Bonnke Safari s’est lancé dans une recherche pouvant l’aider à identifier les opportunités d’affaires qu’offre la production maraichère en l’occurrence les chaines de valeur tomate et oignon, aux jeunes congolais. « Nous importons 85% de nos produits des pays voisins comme le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie. Avec la disponibilité des terres dans la production maraichère, un jeune qui se lance maintenant est un jeune qui va assurément se retrouver parce qu’il y a de nombreuses opportunités » explique-t-il.

En effet, selon une étude de la FAO publié en 2014,  le Congo disposerait d’une superficie cultivable estimée à quelques 75 millions d’hectares dont moins de 10 millions d’hectares seraient exploités. Malgré les nombreux plans et programmes développés par les gouvernements successifs, le pays n’est jamais parvenu à mettre son agriculture sur orbite laissant la majorité de sa population dans une grande insécurité alimentaire. Dans ce contexte, « tout le monde cherche du travail dans d’autres secteurs outre que l’agriculture. Or ces secteurs vers lesquels ils courent ne sont pas en mesure de les embaucher tous, et aujourd’hui le taux de chômage avoisine les 48 % en RDC. Ceci a occasionné l’exode de milliers de jeunes qui partent hors du pays pour aller chercher de l’emploi » déplore Jean Claude Safari.

Grace à l’appui du projet CARE financé par la FIDA et mis en œuvre par IITA, ce jeune chercheur congolais en tant soumettre d’ici la fin de l’année 2019 aux décideurs de son pays, des propositions concrètes pouvant les aider à offrir davantage d’accompagnement aux jeunes pour mieux s’insérer dans le secteur agricole et notamment dans la culture de la tomate et de l’oignon. « Nous allons premièrement identifier et connaitre les opportunités qu’il y a dans l’agriculture. Ensuite, nous allons proposer le concept ‘’well be to farm’’ en insistant sur la formation car les politiques doivent créer l’environnement qui permet aux jeunes d’aller dans l’agriculture et d’y rester. Nous allons montrer aussi à travers notre étude que les investisseurs  doivent acquérir la connaissance pour savoir comment investir leur fonds pour développer la production maraichère à l’Est de la République démocratique du Congo » résume le chercheur.

 

André Tokpon 

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