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ACMA 2 plaide pour des pistes rurales accessibles et régulièrement entretenues

La dégradation avancée du réseau routier national et des pistes d’accès aux IEM due aux fortes pluies de ces dernières semaines est un os dans la gorge des acteurs agricoles en général et ceux du programme Acma 2 en particulier. Transport quasi impossible, pertes des récoltes destinées à l’écoulement, accidents réguliers, frustrations des clients… le chapelet des plaintes de ces agriculteurs est interminable. Sensible aux cris de détresse de ces populations, le programme a initié un atelier de plaidoyer pour l’aménagement et l’entretien régulier de ces pistes. Il s’est tenu ce 21 novembre à l’hôtel Bénin Royal de Cotonou.

Si la route du développement passe par le développement de la route alors, le développement de l’agriculture dépend du bon état des pistes rurales dédiées au transport des produits agricoles vers les centres d’écoulement. C’est devant un parterre d’autorités gouvernementales et locales, mais aussi des acteurs agricoles réunis au sein des PEA que le Programme ACMA 2 l’a martelé en révélant le calvaire que subissent les acteurs agricoles sur les pistes d’accès aux infrastructures économiques et marchandes qu’il a réalisées à coûts de milliards dans le cadre de sa mise en œuvre.

En effet, depuis son démarrage, le programme a capitalisé de nombreux acquis au profit du monde agricole dans ses 28 communes d’interventions. Au nombre de ceux-ci figurent l’amélioration du recouvrement participatif de la taxe de développement local, la réduction des tracasseries douanières et du rançonnement sur les axes de convoyage des produits agricoles, l’organisation des acteurs du secteur agricole en réseaux et en pôles d’entreprise par spéculation, la capacitation technique et financière et le suivi de ces acteurs, la facilitation de l’accès à de grands marchés d’écoulement dont celui du Nigéria, la réalisation d’une trentaine d’IEM environ, etc. Ces exemples d’acquis ploient sous le poids du mauvais état des voies détruites par les pluies et c’est sans compter les effets néfastes sur les revenus des producteurs et sur l’économie locale.

Des promesses d’actions diligentes pour sauver les producteurs   

L’atelier de plaidoyer à laquelle ont répondu massivement les autorités gouvernementales et locales par leur présence, est porteur de grandes espérances. Mieux, les mots de Sylvain Avotrikan, Directeur du suivi et de la gestion des infrastructures, Representant le ministre des Infrastructures sonnent comme la promesse d’actions diligentes de la part du gouvernement. À l’en croire, « des réfections concluantes sont déjà en cours ». En appui à ce dernier, Patrick Akinocho, directeur, du génie rural représentant le ministre de l’Agriculture confie que le gouvernement met un point d’honneur sur la question.

Ainsi, l’appel du président du Cadre de concertation intercommunal de l’Ouémé-Plateau et de la Porte-parole des producteurs, pour l’aménagement et l’entretien régulier de ces pistes à l’endroit des autorités politico administratives aura eu des messagers avertis. Les braves populations n’attendent pas moins de ceux-ci et surtout s’attendent à des actions diligentes pour sortir du calvaire que leur a imposé la nature.

 

Méchac AWOKOLOÏTO

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