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Climat et nutrition : Le réchauffement climatique tue les nutriments dans le riz

Le réchauffement planétaire dont l’Afrique est la principale victime représente un grave danger pour la qualité de notre alimentation. Le riz, aliment de base le plus consommé sur le continent pourrait se vider de toute valeur nutritionnelle du fait des impacts du réchauffement climatique et même devenir un poison. Sur la question, des chercheurs ne sont pas optimistes, d’où la nécessité de mettre en œuvre les nombreuses directives qui visent à éviter la catastrophe au niveau planétaire.

Le réchauffement climatique est probablement l’une des questions qui fait couler le plus d’encre et de salive dans le monde. On ne le dira pas assez, elle présente plusieurs facteurs qui menacent l’extinction du genre humain. Le riz pourrait devenir le moteur de cette extinction si la tendance de désintérêt presque générale qui s’observe est maintenue.

 Aux termes des études menées par des chercheurs de l’Université de Washington, ceux-ci sont parvenus à la conclusion que « le réchauffement climatique et plus particulièrement, la présence du CO2 dans notre atmosphère peut avoir un impact sur la teneur en nutriments des aliments que nous consommons. » Les expériences menées sur une 18 variétés de riz cultivé dans un champ ouvert donc exposé au CO2 pour simuler une situation atmosphérique chaude a révélé une réduction de la taille des grains de riz et une concentration en dioxyde de carbone allant de 568 à 590 ppm alors que la concentration atmosphérique actuelle en CO2 est de l’ordre des 400 ppm. Ainsi, les teneurs en zinc, fer, protéines et en vitamines B1, B2, B5 et B9 ont connu une chute allant jusqu’à 17 % de leur valeur nutritive. Ces rudes températures peuvent provoquer la chute du rendement jusqu’à 40 %. Dans ces conditions, de graves risques de malnutrition et de défaillance cognitive planent sur l’Asie et l’Afrique, principaux consommateurs de riz au monde.

Le riz en voie de devenir un poison.

La situation est d’autant plus inquiétante sur cette filière d’un autre point de vue. D’ici 2100, le riz deviendra un poison si rien n’est fait en amont. En effet, la hausse des températures pourrait doubler la concentration des sols en arsenic. Cette fois-ci, c’est l’université de Stanford qui déclenche l’alarme. Même, si les roches africaines ne présentent pas des teneurs en cette substance chimique et mortelle retrouvée dans le sol sous forme minérale, il ne constitue pas moins un risque pour le continent. En chine et au Bangladesh, l’arsenic est produit par des bactéries dans le sol et sont à la base de la transformation de l’arsenic minéral en arsenic inorganique libéré dans la nappe phréatique. Cette forme inorganique libérée dans l’eau est absorbée par les racines de riz qui poussent dans l’eau à chaque cycle d’irrigation. Et entre la récolte et la consommation, l’habitude est beaucoup moins prononcée sur l’analyse de la toxicité du produit.

 Il y a donc lieu d’être alarmiste sur l’avenir de l’humanité qui est assurément hypothéqué. De multitudes recherches attirent l’attention sur ce fait et font d’ailleurs des propositions pour décélérer les effets néfastes du réchauffement climatique. L’urgence qui s’impose donc à tous les pays du monde est celle de leur mise en œuvre. Ce faisant, l’humanité pourrait éviter de frôler la catastrophe alimentaire ou pis encore, son extinction.

Méchac Awokoloïto

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