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Burkina Faso : le Coton reprend du poil de la bête

La culture du coton au Burkina Faso est en voie de retrouver peu à peu son prestige d’antan. Après une décennie d’instabilité au cours de laquelle l’or lui a ravi la première place de secteur pourvoyeur de devises, les politiques d’accompagnement entreprises par  le gouvernement et les partenariats avec des firmes étrangères pour la transformation du coton promettent de redonner du souffle au secteur.

En 2005, le Burkina Faso avait pu se hisser au premier rang africain d’exportateur du coton qui contribue à plus de 37% du PIB. Mais, l’introduction de cotons transgéniques a rencontré une opposition de la société civile et des paysans qui  se plaignaient déjà de la cherté des intrants. Ainsi, certains se sont rués vers la culture biologique en dépit des expériences jugées  concluantes  par les autorités burkinabés ; d’autres par contre, ont abandonné le coton au profit des cultures céréalières. Après une décennie d’expérimentation des OGM, la désillusion a obligé les autorités à revenir à l’ancienne formule mais avec des mesures fortes dont l’injection de 14 milliards de francs CFA dans le secteur. Cet apport permet à l’Association Interprofessionnelle de Coton du Burkina Faso (AICB) de prédire une hausse de production de 37% avec en ligne de mire, une production de 836 000 tonnes avec un rendement moyen de 1000 kg/ha. À cette mesure, s’ajoutent la réduction des prix des intrants favorisée par une subvention dont bénéficie l’AICB, l’augmentation du prix de cession du kilogramme de coton ainsi que le projet de production surplace des intrants naturels pour remplacer le NPK et l’urée habituellement importés d’Ukraine. La piste de la transformation industrielle du coton sur place est également envisagée par les autorités burkinabés.

Par ailleurs, les producteurs bénéficient d’un regard particulier de la part de la Société burkinabè des fibres textiles (Sofitex).  Afin de prévenir les pertes dues au changement climatique, une convention-cadre a été signée par la Sofitex avec PlaNetGuarantee, l’Union nationale des producteurs de coton, des institutions bancaires et des assureurs.

Le moins qu’on puise déduire, c’est que tout est mis en œuvre pour que les producteurs s’intéressent à nouveau à la culture du coton. Ainsi, la filière pourrait regagner sa place d’autrefois.

Méchac AWOKOLOÏTO

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