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TIC au service du développement agricole Le Programme TAAT résolument engagé à sortir l’Afrique de l’Agriculture de type subsistance

En ce siècle de défis et d’adaptation aux TIC, les pays africains doivent concentrer leurs énergies à mettre en œuvre des solutions agricoles qui associent la technologie pour assurer la sécurité alimentaire et surtout pour servir de moteur au décollage économique du continent. C’est à cela que le programme Technologie pour la Transformation de l’Agriculture en Afrique (TAAT en Anglais) s’est préposé sous la houlette de plusieurs institutions internationales à thématique agricole.

Ce n’est plus un secret pour les esprits avisés que la technologie représente un enjeu de taille pour sortir l’agriculture africaine de l’ornière. Mieux, elle a le potentiel de lui permettre de se mesurer aux puissances agricoles occidentales et asiatiques. C’est pourquoi le programme TAAT entend transformer radicalement l’Agriculture Africaine de type subsistance en Agriculture de type business pour supporter le pilier << Nourrir l’Afrique>> de la stratégie de développement de l’agriculture promu par la Banque Africaine de Développement (BAD). Plus précisément, le programme focalise ses interventions sur la mise à l’échelle des technologies éprouvées des chaines de valeur notamment le haricot, le manioc, la pisciculture, les petits ruminants, le maïs, le riz, le sorgho et le mil, la patate douce a chair orange et le blé. Il s’articule autour de quatre principales composantes que sont la création d’un environnement qui facilite le déploiement et l’adoption par les producteurs de technologies de production de nourriture, la mise en place d’une infrastructure régionale pour délivrer des technologies, le déploiement de technologies appropriées pour la production de nourriture puis la gestion du programme.

Un vivier d’experts pour garantir la réussite du programme TAAT

 La durabilité des réalisations du programme TAAT dépend du niveau de collaboration entre les chaines de valeur, les facilitateurs et les acteurs nationaux et régionaux. Pour s’assurer de concrétiser ses objectifs c’est-à-dire la mise à l’échelle réussie des technologies, le programme s’est entouré de facilitateurs dans les domaines de développement des capacités, de politique, de jeunesse, de fertilité du sol puis de gestion de l’eau et gestion de la chenille légionnaire qui collaborent avec les acteurs nationaux et régionaux. Il s’agit essentiellement de la Fondation africaine pour la technologie agricole (AATF) qui assure le leadership du TAAT Compact Maïs, de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) qui se charge de la coordination du TAAT Compact Manioc, l’Africa Rice assure la direction du TAAT Compact Riz et le Centre international de développement des engrais (IFDC).

Lire aussi : Sécurité alimentaire : La BAD mise sur les technologies pour assurer l’autosuffisance en riziculture

Le TAAT, un programme « touche-à-tout »

Le programme TAAT a la particularité d’être transversal. Au-delà de ses interventions dans les chaines de valeurs énumérées plus haut, il contribue par d’autres compacts, à la mise en valeur d’autres filières de l’agrobusiness.

Le programme TAAT consacre un volet à l’emploi des jeunes. En effet, il a constitué un cercle d’agripreneurs au sein de l’IITA dénommé Compact-Enable TAAT. Avec ce compact, le programme s’évertue à renforcer le pouvoir des jeunes et leur capacité à créer des emplois pour eux-mêmes.

À travers le Compact-Volaille, le programme entend moderniser la production de la volaille à différentes échelles de production en améliorant au niveau génétique, l’alimentation animale, les soins de santé et la commercialisation.

Dans le compact réservé à l’aquaculture, il ambitionne de rénover la pisciculture en mettant l’accent sur le tilapia et le poisson-chat africain par le biais de l’introduction des races améliorées de poissons, l’établissement des centres de géniteurs et la facilitation de la coopération transfrontalière pour le transfert de ces poissons d’élite.

La filière riz bénéficie également de l’attention du programme à travers quatre variétés à savoir NERICA 19sub1 et ORYLUX 6, NERICA L19sub1 et les variétés ARICA. Ces variétés de riz possèdent de fortes capacités d’adaptation aux stress biotiques et abiotiques prédominants résultant principalement du changement climatique. LE programme TAAT fait une place à la filière Soja également en fournissant des engrais spécifiques aux variétés ayant un fort potentiel de rendement.

Tout ce dispositif mis en place témoigne que le programme TAAT nourrie de grandes ambitions pour l’économie de l’Afrique en général et pour les producteurs africains en particulier.

Méchac Awokoloïto

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