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Sécurité alimentaire : La BAD mise sur les technologies pour assurer l’autosuffisance en riziculture

Très consommé par les populations, le riz est l’un des produits phares de l’agriculture africaine. Véritable levier de développement, il concentre l’attention des décideurs dans la perspective d’autonomie alimentaire en Afrique à l’horizon 2025. Pour ce faire, la Banque Africaine de Développement (BAD) a décidé de soutenir l’utilisation des technologies dans sa production.

L’Afrique subsaharienne développe depuis quelques années une forte propension à la consommation du riz en raison de la croissance démographique, de l’augmentation de la consommation par habitant et d’une préférence pour le « riz premium » liée à une urbanisation accrue. En 2014 par exemple, environ 26 millions de tonnes métriques (TM) de riz ont été consommées dans cette zone et un tiers des échanges mondiaux de cette céréale sont importés en Afrique. À cette allure, la consommation du riz pourrait atteindre 34,9 millions de tonnes en 2025 et 13 millions de tonnes environ seront importées sur le continent pour un coût estimatif de 5,5 milliards de dollars US.

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Si l’Afrique se décidait à produire cette quantité de riz importée, au moins 3 millions de producteurs en ressentiront l’impact qui se traduira par des gains économiques d’environ 5,5 milliards de dollars par an pour les pays africains. Pour cela, le continent doit non seulement adopter et mettre en œuvre un dispositif global de distribution à grande échelle de variétés de riz à haut rendement et résistantes au climat, mais aussi des technologies d’accompagnement et d’innovations.

Conscient de cette nécessité, la Banque Africaine de Développement accompagne les initiatives pouvant aider à développer les dernières technologies au profit des producteurs ou transformateurs du riz paddy. C’est d’ailleurs dans cette optique que des fabricants d’équipement du Bénin, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Nigeria et du Sénégal se sont réunis cette semaine à Porto-Novo au Bénin. Durant ces assises, les participants travailleront à trouver les techniques et la façon d’harmoniser le type et les spécifications des équipements de transformation du riz, fabriqués localement et réservés au titre du Rice Compact of Technologies for African Agricultural Transformation (TAAT).

Rappelons que cet atelier a été initié par le TAAT en collaboration avec AfricaRice et Technique de Construction Mecano Soudé (TCMS).

 

Méchac AWOKOLOïTO

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