Environnement

L’Ong SOS Biodiversty dans une dynamique de conservation de la biodiversité

Dans le cadre de la session 1 de la première édition du Cours sur la conservation de la biodiversité (CBio), les locaux de la zone master de la Faculté des Sciences Agronomiques ont abrité les 07 et 08 juin dernier, un atelier de formation organisé par l’Ong SOS Biodiversity. L’objectif de cet atelier est de renforcer les capacités des acteurs intervenants dans le domaine de la conservation de la biodiversité, de la gestion durable des ressources naturelles et des changements climatiques. Plus de trente participants ont bénéficié de cette formation.

‘’Atelier de formation sur l’utilisation des nouvelles technologies pour la conservation de la biodiversité’’ c’est sous ce thème que ce sont réunis les vendredis 07 et samedi 08 mai dernier dans les locaux de la zone master de la Faculté des Sciences Agronomique de l’Université d’Abomey Calavi, Ongs, institutions publiques en charge de la gestion de la biodiversité, chercheurs, étudiants, et autres acteurs du secteur. Officiellement lancé par le discours d’ouverture du professeur Jean Cossi Ganglo enseignant chercheur à la Faculté des Sciences Agronomiques et directeur du Laboratoire des Sciences Forestières, cet atelier de formation qui s’est tenu sur deux jours, a connu plusieurs communications axées sur la biodiversité et l’utilisation des nouvelles technologies pour sa conservation. Dès lors du démarrage c’est le président de l’ong SOS Biodiversity,  Sunday Berlioz Kakpo qui a soumis toute l’assistance à son attention à travers deux communications qui ont porté  chacune sur la ‘’Présentation de l’Ong SOS Biodiversity’’ et science’’. Il en ressort que la destruction de la biodiversité et des espaces naturels menace à long terme la survie de l’espèce humaine. Dans une perspective de développement durable, des mesures urgentes et scrupuleuses pour la sauvegarde de la biodiversité sont donc nécessaire. Le communicateur a pendant son intervention fait un état des lieux sur la crise actuelle, dont les changements climatiques, et la disparition des espèces vivantes. En effet, les mesures idoines pour la protection de la biodiversité doivent faire appel à des connaissances et outils scientifiques. Mais ces éléments scientifiques pour la plupart ne sont pas connus ou maîtrisés des différents acteurs intervenants dans la gestion de la biodiversité.

Intitulée ‘’Inaturalist pour une meilleure connaissance de la biodiversité’’ ce thème de la communication de Gabriel Monteiro spécialiste de la biodiversité informatique était inscrit à l’ordre de cet atelier. Inaturalist est une plateforme d’échange, de connaissance sur la biodiversité. Pour Gabriel Monteiro, cette plateforme s’inscrit dans une meilleure connaissance de la biodiversité en permettant d’observer et de partager avec le monde entier, ce qui l’entoure comme biodiversité, de la plante la moins connu  à la plante la plus connu. « Grâce à Inaturalist, on a la possibilité, non seulement de partager ses données mais aussi d’apprendre, car avec le post que j’arrive à publier sur la plateforme, je peux avoir des commentaires comme le nom scientifique de l’espèce également une brève idée de sa distribution spatiale vu que certainement d’autres l’auront déjà vu et publié ». Pour sa part, le Dr Jaures Gbètoho spécialiste en sciences forestières a développé une communication qui porte sur ‘’Introduction au SIG’’. En effet le système d’information géographique est un ensemble d’outils de techniques et de matériels d’utilisateurs qui permet de collecter, gérer, stocker et de visualiser des informations localisées géographiquement. « C’est un outil très puissant de développement, en ce sens que nous avons besoin de la notion géographique dans tous ce que nous faisons. Par exemple comment positionner des marchés, comment positionner un réseau d’infrastructure, où déposer vos unités de production et de commercialisation entant qu’entreprise. Dans le cas de la biodiversité, comment les espèces se répartissent à l’échelle du globe ou d’un environnement donné, c’est donc un domaine très vaste ». a-t-il partagé. Dans la suite du CBio, des applications pratiques du GPS et du logiciel cartographique QGIS ont été effectuées. Chaque participant a pu toucher du doigt un GPS et à le manipuler pour géoréférencer un point, faire le tracking et décharger les données sur ordinateur. Aussi, les participants ont utilisé QGS pour afficher les points géoréférencer, créer une couche vectorielle, digitaliser une carte et mettre en page d’une carte. Notons que cet atelier de formation a été beaucoup plus pratique que théorique. Les participants ont ainsi pu toucher du doigt l’apport que les nouvelles technologies peuvent apporter dans la préservation de la biodiversité.

 

Prudence KPODEKON

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