Afrique de l’Ouest et du Centre : Une étude révèle l’émergence des coopératives semencières

8 mois déjà

Les coopératives productrices de semences sont en pleine expansion en Afrique de l’Ouest et du Centre. C’est que révèle une étude sur l’essor des coopératives semencières en Afrique de l’ouest et en Afrique centrale, réalisée par « Access to seeds index (l’Indice de l’accès aux semences) » avec le soutien de l’Agence Française de Développement, le gouvernement des Pays-Bas et AgriCord. Effectuée dans 20 pays cette étude qui dresse le portrait de 54 coopératives productrices de semences identifiées grâce à un état des lieux, a souligné l’importance de ces dernières dans la distribution de semences aux agriculteurs.

acces to seeds

En partenariat avec des instituts de recherche nationaux et internationaux, ces coopératives dirigées par les agriculteurs, ont développé de grands réseaux qui leur permettent non seulement de tester et de sélectionner des variétés qui répondent aux besoins et aux préférences des agriculteurs locaux mais d’en assurer la distribution. Des exemples de coopératives productrices de semences bien implantées ont été repérés dans quatre pays, à savoir le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Sénégal. Dans huit pays (Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Guinée, Libéria, Sierra Leone et Togo), la situation peut être qualifiée d’encourageante. Dans trois pays seulement (Gabon, Guinée Bissau, République du Congo), aucune coopérative productrice de semences reconnue officiellement (ou pouvant l’être dans un avenir proche) n’a été identifiée.

L’évaluation du modèle d’activité indique que la multiplication des semences constitue le cœur d’activité des coopératives productrices de semences. Dans certains cas, celles-ci ont la capacité de produire des hybrides et des semences de premières générations. Grâce à des partenariats avec les instituts de recherche, les coopératives peuvent sélectionner et tester de nouvelles variétés qui finissent souvent par être introduites dans le circuit commercial.

Bien que les partenariats conclus avec des entreprises, des ONG et des organismes publics permettent une distribution à plus grande échelle, la commercialisation des semences apparaît encore comme un point faible. Les experts ayant réalisé cette étude, s’interrogent sur la viabilité à long terme d’un modèle d’activité performant uniquement dans la multiplication. Une professionnalisation accrue apparait donc nécessaire pour assurer l’essor durable des coopératives productrices de semences ont-ils recommandé.

André Tokpon

Lien pour télécharger le rapport «L’Essor des Coopératives Productrices de Semences en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale».

André Tokpon

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